Lors des journées ensoleillées, vous les voyez virevolter de fleur en fleur. Les papillons ne sont pas seulement magnifiques à observer, ils sont également bien plus utiles qu’on ne pourrait le croire à première vue. Les papillons adultes se nourrissent de nectar et contribuent ainsi à la pollinisation des fleurs, des herbes aromatiques, des arbres fruitiers et même de certains légumes. Quant à leurs chenilles, elles constituent une source de nourriture essentielle pour les oiseaux et de nombreux autres animaux du jardin. Elles représentent ainsi un maillon indispensable de l’équilibre naturel de votre jardin. Merci, papillons !
Les papillons adultes participent à la pollinisation des fleurs et des cultures (fruitières). Les chenilles constituent quant à elles une importante source de nourriture pour les jeunes oiseaux et d’autres animaux insectivores. Les papillons (et les chenilles) sont donc d’excellents indicateurs de la biodiversité de votre jardin : si vous observez beaucoup de papillons, c’est généralement le signe d’un jardin sain et diversifié.
Les papillons ont besoin de fleurs riches en nectar tout au long de la saison, du printemps jusqu’à la fin de l’été. Les chenilles, elles, préfèrent les plantes-hôtes comme l’ortie, la carotte sauvage ou le lierre. Les papillons adorent le soleil : ils apprécient les endroits ensoleillés et abrités du vent. En revanche, ils ne supportent pas les pesticides chimiques ni les jardins sans vie. Une pelouse parfaitement entretenue, sans fleurs, sans plantes ni arbustes ? Très peu pour eux.
Plantez des massifs riches en fleurs et misez sur la diversité ! Semez un mélange de fleurs indigènes spécialement conçu pour les papillons et les abeilles. Laissez également un coin plus sauvage avec quelques orties ou plantes spontanées afin d’offrir un refuge aux chenilles. Prévoyez un endroit ensoleillé avec quelques pierres sur lesquelles les papillons pourront se réchauffer et évitez les insecticides : ils nuisent aux papillons, aux chenilles ainsi qu’aux plantes dont ils dépendent pour se nourrir.
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Les papillons adultes sont généralement élancés et possèdent deux paires d’ailes recouvertes de minuscules écailles colorées. Ils portent de longues antennes terminées par un petit renflement, contrairement aux papillons de nuit.
La Belgique compte plus de 2 400 espèces différentes, tant indigènes que migratrices. Parmi les plus connues figurent le paon-du-jour, la petite tortue, le citron ou encore la piéride du chou.
Les espèces se distinguent par les couleurs et les motifs de leurs ailes, leur taille, la forme de leurs ailes, leur façon de voler ainsi que leur période d’activité, puisqu’il existe des espèces diurnes et nocturnes.
(À lire sous les photos !)
En buvant le nectar à l’aide de leur longue trompe enroulée, les papillons transportent le pollen d’une fleur à l’autre. Ils contribuent ainsi à la pollinisation, un processus essentiel à la formation des graines et des fruits. Sans papillons, pas de jardin fleuri !
Mais les papillons adultes ne sont pas les seuls à jouer un rôle important. Les chenilles aussi sont très utiles, même si leur destin est parfois moins enviable : elles servent de nourriture aux mésanges, aux rouges-gorges et à de nombreux autres insectivores. Heureusement, toutes les chenilles ne finissent pas ainsi : la plupart se transforment en chrysalides puis en magnifiques papillons !
Les mâles partent à la recherche d’une femelle avec laquelle s’accoupler. De nombreuses espèces se fient aux substances odorantes (phéromones) diffusées par les femelles. D’autres se reconnaissent d’abord visuellement lorsqu’elles se trouvent à proximité l’une de l’autre, puis utilisent l’odorat pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un partenaire de la même espèce et disposé à s’accoupler. Les organes reproducteurs sont situés dans l’abdomen des papillons. Il est donc facile de reconnaître deux papillons en train de s’accoupler, car ils semblent attachés l’un à l’autre par l’arrière du corps.
Les papillons pondent leurs œufs sur des plantes-hôtes adaptées à leurs chenilles, comme l’ortie, le trèfle, les choux ou le lierre. De ces œufs naissent des chenilles qui se nourrissent abondamment de feuilles. Elles se transforment ensuite en chrysalides et, à l’intérieur de celles-ci, la quasi-totalité des parties du corps de la chenille est décomposée. C’est à partir de cette matière que le papillon se forme. La transformation de la chenille en papillon est alors complète. Un véritable miracle de la nature.
Le saviez-vous ? Le nombre d’œufs pondus varie fortement d’une espèce à l’autre. L’aurore ne pond par exemple qu’un seul œuf par plante, tandis que le paon-du-jour peut en déposer jusqu’à 300. Une chose est sûre : la grande majorité des œufs pondus, environ 90 à 95 %, ne survivent pas. Plus il y a d’œufs, mieux c’est donc !
L’espérance de vie d’un papillon varie de quelques jours à deux ou trois semaines, mais les espèces qui passent l’hiver à l’état adulte dans des abris de jardin, des tas de bois ou des cavités (comme le paon-du-jour ou la petite tortue) peuvent vivre plusieurs mois, voire presque une année. D’autres espèces passent l’hiver sous forme de chenille ou de chrysalide sur ou à proximité de leurs plantes-hôtes. Pendant la saison, elles ont besoin de nectar du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
Le saviez-vous ? L’une des missions les plus importantes de la femelle consiste à trouver un endroit approprié pour pondre ses œufs et offrir ainsi à ses futures chenilles les meilleures chances de survie. Cet endroit doit non seulement être sûr pour les œufs, mais aussi fournir suffisamment de nourriture aux chenilles. Les femelles repèrent les plantes-hôtes idéales grâce à un organe très sensible situé à l’extrémité de leurs pattes. Celui-ci leur permet de « goûter » les plantes et de déterminer si elles conviennent à leur progéniture.
Absolument. Les oiseaux, les araignées, les guêpes parasitoïdes, les souris et de nombreux insectes se nourrissent de chenilles. Pour les papillons adultes, les principales menaces sont la disparition de leur habitat naturel et l’utilisation de pesticides nocifs.
Laissez ici et là un coin plus sauvage et un peu désordonné pour les chenilles et les chrysalides, et évitez absolument les produits phytosanitaires chimiques. L’essentiel est ensuite de proposer suffisamment de fleurs à polliniser ! Avec un peu de planification, vous pouvez faire en sorte que votre jardin soit en fleurs tout au long du printemps, de l’été et de la fin de l’été. Soyez attentif aux périodes de floraison des différentes espèces que vous souhaitez planter ou semer et associez des plantes nectarifères (pour les papillons) à des plantes-hôtes (pour les chenilles).
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